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Ubi panis, et libertas, ibi patria.
Ubi panis, et libertas, ibi patria.
TitreUbi panis, et libertas, ibi patria.
Artiste(s)Bornet, Claude, 18e siècle (peintre)
Martini, Pietro Antonio, 1739-1797 (illustrateur)
DescriptionScène d'extérieur représentant une mère nourricière entourée de nombreux enfants. Des hommes, descendus d'un bateau, font la ronde.
Inscription(s)Tome 1.r (en haut à gauche); C. Bornet inv. (en bas à gauche); P. Martini Sculp. (en bas à droite); Ubi panis, et libertas, ibi Patria (en bas au centre).
Date1787
Période18e siècle, quatrième quart
Dimensions8 x 13 cm
PositionFrontispice
SourceLettres d'un cultivateur américain : addressées à Wm. S on Esqr. depuis l'année 1770 jusqu'en 1786 / par M. St. John de Crève Cœur. A Paris : Chez Cuchet libraire, Rue et Hôtel Serpente, 1787. [Cote : Baby BAc0227f 1787 t.1]
Séquence de l'illustration01/06
CommentaireLe frontispice du premier tome des "Lettres d'un cultivateur américain" de Crèvecœur, de 1787, offre une image idyllique de l'établissement des Européens en Amérique. Des hommes descendus du navire s'apprêtent à débarquer et rejoindre leurs compatriotes dansant une ronde. À l'avant-plan, une figure féminine dont la tête et les hanches sont ceintes de plumes, un carquois posé à ses pieds et entourée d'enfants, allaite deux d'entre eux. Par ses attributs iconographiques, cette figure constitue à la fois une allégorie de l'Amérique et une allégorie de la Charité. Cette planche réitère une idée véhiculée dans les textes et les images au temps des Lumières selon laquelle les peuples indigènes d'Amérique sont dotés de vertus maternelles et morales servant de modèles à la civilisation de l'Europe. Dans l'"Histoire philosophique des deux Indes" par exemple, qui était alors la référence sur les peuples non européens, ces enfants sont réputés jouir des meilleurs soins et de la meilleure éducation pour assurer leur bonheur et par conséquent, "ils sont les enfants les plus heureux de la terre". En plus d'évoquer la vertu du monde primitif comme antidote à la corruption du monde civilisé, cette estampe paraît aussi anticiper les allégories révolutionnaires dans lesquelles la République, entourée du peuple dansant la carmagnole, est figurée comme une mère nourricière traitant avec égalité les enfants de la patrie. Le titre de la gravure "Ubi panis, et libertas, ibi Patria" (Où il y a du pain et la liberté, là est ma patrie) renforce cette association avec l'idée de la mère-patrie.

Référence(s) : Peggy Davis, "Allaitement funèbre et Caritas Indiana : les vertus maternelles d'une race en voie d'extinction au Nouveau Monde", Actes du 3e Colloque du Département d'histoire de l'Université Laval, Québec, CÉLAT/Artefact, 2004, p.39-40.

Chercheur : Peggy Davis.
TypeImage
DroitsCollection Estampes et illustrations anciennes © Direction des bibliothèques, Université de Montréal. Utilisation permise à des fins de recherche, d'étude et d'enseignement. http://calypso.bib.umontreal.ca/cdm4/droits.php
No imageGR_BabyBAc0227f1787v.1_gr1c
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