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[Elle ne pouvoit oublier d'Estival].
[Elle ne pouvoit oublier d'Estival].
Titre[Elle ne pouvoit oublier d'Estival].
Artiste(s)Eisen, Charles-Dominique-Joseph, 1720-1778 (dessinateur)
Longueil, Joseph de, 1730-1792 (graveur)
DescriptionCul-de-lampe allégorique représentant une religieuse esquissant le portrait de son son amant tel qu'il est gravé dans son cœur.
Inscription(s)Ch. Eisen inv. (en bas à gauche); De Longueil Sculp. (en bas à droite).
Date1767
Période18e siècle, troisième quart
Dimensions6 x 6 cm
TechniqueGravure en taille douce
Note(s)Titre factice tiré de la p. 46
Deuxième fascicule d'un recueil factice intitulé Histoires anglaises, tome 1, contenant les versions illustrées originales (L'Esclapart, 1767) de 5 des 6 histoires des Épreuves du sentiment, tome 1. La cinquième histoire, Nancy, est tirée d'une publication plus tardive (Le Jay, 1772).
PositionPage 50
SourceArnaud, François Thomas Marie de Baculard d'. Lucie et Mélanie, ou Les deux sœurs généreuses, anecdote historique. Paris : L'Esclapart, Duchesne, 1767, p. 1-50. [Cote: CSb PQ 1954 A7 F2 1767 ]
Séquence de l'illustration04/04
CommentaireLe cul de lampe de Lucie et Mélanie a déjà attiré l'attention de Nathalie Ferrand. Elle le juge ironique, voire humoristique, bref, critique du pathétique larmoyant et morbide propre à d'Arnaud . L'image est en effet curieuse, car elle combine le traitement allégorique du sujet, caractéristique de la plupart des culs-de-lampe, avec la représentation réaliste de l'amour passion dont Mélanie est incapable de se défaire bien qu'elle se soit retirée dans un couvent pour ne pas compromettre le mariage arrangé de sa sœur Lucie avec le comte d'Estival son amoureux. Après la mort de Lucie, elle prononce même ses vœux et refuse la demande en mariage du comte. Mais rien n'y fait : " En vain Mélanie s'armoit de vertu, […] elle ne pouvait oublier d'Estival; sa main même ne put se défendre de le dessiner d'après l'image qui n'étoit gravée que trop profondément dans son cœur" (p. 46) Le combat entre l'amour et la vertu se poursuit alors autour de ce portrait qui matérialise la passion de Mélanie et lui coûte bien des soupirs. Le cul-de-lampe représente donc ce combat, qui ne se résoudra pas même au moment de sa mort, puisqu'elle invoquera d'un même souffle dans son délire final d'Estival et Dieu! La miniaturisation des personnages amoureux munis de petites ailes correspond au style rococo dont participent la majorité des culs-de-lampe de cette série, mais dans son habit et sa cellule de religieuse, l'angelot est en effet comique. La passion heureuse avec laquelle il fixe le portrait qu'il dessine établit un contraste irréconciliable avec l'austérité du cadre monacal. Si le plaisir illumine son visage tandis que son regard vif et ses mains habiles encadrent l'œuvre en devenir, c'est aussi que l'artiste a l'occasion ici de faire l'éloge de son art. Mélanie lui donne le prétexte de se mettre en scène lui-même, ce qui est en effet plaisant et enrichit le cadre historique prévu d'un niveau de sens autoréférentiel imprévu.

Référence(s) : Monique Moser-Verrey, "L'anecdote historique en texte et en image: d'Arnaud et d'Ussieux", Eighteenth-Century Fiction 23: 4 (2011), p. 710.
TypeImage
DroitsCollection Estampes et illustrations anciennes © Direction des bibliothèques, Université de Montréal. Utilisation permise à des fins de recherche, d'étude et d'enseignement. http://calypso.bib.umontreal.ca/cdm4/droits.php
No imageGR_CSbPQ1954A7F21767fasc.1-6_gr7
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